Quoi de mieux pour terminer une session et une série d'expérimentations sur les formules pédagogiques que de jouer ? J'y pense encore, rien ne me vient.
J'ai adoré le jeu que nous ont proposé les membres de l'équipe qui présentait cette semaine. L'idée d'utiliser le développement des techniques d'écriture et de la technologie en lien avec l'écrit était très originale. L'aspect compétition entre les équipes était très motivant. Il n'y avait pas de conséquences négatives à donner aux équipes, comme des obstacles: cela n'était donc pas une source de frustration.
Selon moi, quelques points sont à changer ou modifier. D'abord, je laisserais le temps à chaque équipe de terminer chaque station. Le fait que seulement deux équipes aient pu expérimenter la dernière étape est pour moi dommage, puisque le jeu ne sera pas complété et que les apprentissages que les élèves pourraient en tirer seraient alors incomplets. Aussi, je donnerais à chaque équipe des produits différents pour la dernière période de temps, soit l'Antiquité. Nous devions créer un code qui doit être compris par d'autres tribus : faire le test avec les élèves en demandant à d'autres équipes d'identifier le contenu mystère des boîtes est d'après moi un bon test pour mettre à l'épreuve leur code.
J'ai trouvé motivant de voir toute la classe avoir du plaisir en expérimentant cette phase de préparation sous forme de jeu. Je pense que cet aspect, le plaisir, se transposera aisément en classe au secondaire. Par contre, je pense que des protecteurs de plastique pour les bureaux, quelques sarraus pour protéger les élèves des éclaboussures de l'encre de chine et des phrases standardisées (et plus longue, pour démontrer l'ampleur de la tâche) pour l'épreuve du moine copiste sont des petites modifications à apporter pour que dans une classe du secondaire, les élèves puissent réaliser l'activité avec un niveau de difficulté importante et un degré propreté intégrale !
mardi 18 décembre 2012
samedi 15 décembre 2012
Le jeu de rôle
Concevoir un jeu de rôle n'est pas chose facile. Je crois que malgré les lacunes dont notre jeu faisait état, nous pouvons tout de même être satisfaits du travail accompli.
Un jeu de rôle doit aller chercher les émotions des élèves et leur demander de personnifier l'autre. Nous avons choisi le procès, car cela permettait facilement d'atteindre les buts principaux de cette formule pédagogique. Nous avons donc demandé à certains élèves que nous croyions plus extravertis de personnifier des acteurs plus importants, alors que d'autres élèves avaient des rôles plus posés. Il était important pour moi que chaque personne ait un rôle à faire. Certes, nous avons appris lors de notre planification que parfois, être spectateur peut être bénéfique, mais je crois que lorsque nous mettons à l'essai une formule pédagogique en classe universitaire, tous doivent avoir l'occasion de toucher de près ou de loin à cette dite formule.
Certaines suggestions en classe ont été apportées pour améliorer notre jeu de rôle. J'en retiens que lors d'une expérimentation plus longue, où le temps ne nous pousse pas à tout vouloir faire plus vite afin de tout dire, il serait bien de demander aux élèves de justifier leurs actions et propos. Il faudrait aussi prendre plus de temps pour expliquer aux élèves que leurs opinions personnelles doivent être laissées en dehors du jeu, car sinon elles pourraient interférer avec l'issu du jeu, comme cela s'est produit en classe lundi dernier.
Je crois que les avantages les plus probants de cette formule pédagogique sont l'effet motivant et la mobilisation d'émotion. En classe, nous abordons souvent les sujets de manière très intellectuelle, et le jeu permet de justement créer un changement et d'aller chercher d'autres facettes de ce que l'on veut enseigner. Nous en avons discuté en classe: le jeu de rôle n'enseigne pas de matière, mais possède des moments «enseignables» que l'on peut récupérer lorsque nous revenons dans un style de classe plus traditionnel. Je pense que lundi dernier nous avons pu expérimenter l'effet motivant du jeu de rôle. Chaque étudiant avait un rôle à jouer, s'y tenait et semblait avoir du plaisir. J'espère que cela fut le cas, et que cela aura donné le goût à nos collègues de tenter l'expérience dans leur classe.
Un jeu de rôle doit aller chercher les émotions des élèves et leur demander de personnifier l'autre. Nous avons choisi le procès, car cela permettait facilement d'atteindre les buts principaux de cette formule pédagogique. Nous avons donc demandé à certains élèves que nous croyions plus extravertis de personnifier des acteurs plus importants, alors que d'autres élèves avaient des rôles plus posés. Il était important pour moi que chaque personne ait un rôle à faire. Certes, nous avons appris lors de notre planification que parfois, être spectateur peut être bénéfique, mais je crois que lorsque nous mettons à l'essai une formule pédagogique en classe universitaire, tous doivent avoir l'occasion de toucher de près ou de loin à cette dite formule.
Certaines suggestions en classe ont été apportées pour améliorer notre jeu de rôle. J'en retiens que lors d'une expérimentation plus longue, où le temps ne nous pousse pas à tout vouloir faire plus vite afin de tout dire, il serait bien de demander aux élèves de justifier leurs actions et propos. Il faudrait aussi prendre plus de temps pour expliquer aux élèves que leurs opinions personnelles doivent être laissées en dehors du jeu, car sinon elles pourraient interférer avec l'issu du jeu, comme cela s'est produit en classe lundi dernier.
Je crois que les avantages les plus probants de cette formule pédagogique sont l'effet motivant et la mobilisation d'émotion. En classe, nous abordons souvent les sujets de manière très intellectuelle, et le jeu permet de justement créer un changement et d'aller chercher d'autres facettes de ce que l'on veut enseigner. Nous en avons discuté en classe: le jeu de rôle n'enseigne pas de matière, mais possède des moments «enseignables» que l'on peut récupérer lorsque nous revenons dans un style de classe plus traditionnel. Je pense que lundi dernier nous avons pu expérimenter l'effet motivant du jeu de rôle. Chaque étudiant avait un rôle à jouer, s'y tenait et semblait avoir du plaisir. J'espère que cela fut le cas, et que cela aura donné le goût à nos collègues de tenter l'expérience dans leur classe.
vendredi 7 décembre 2012
Le débat
Nous avons déjà eu l'occasion de vivre en classe une formule pédagogique qui peut s'apparenter au débat : le panel. Cette semaine par contre, nous avons pu expérimenter la grande différence qui sépare ces deux formules : l'action.
Lors du débat de lundi, nous avons participé activement à la construction de la réponse à la question de base. Cela était très intéressant, puisqu'une des critiques principales face au panel était l'inaction des élèves durant une grande partie de la période. L'activité qui nous a été présentée était bien mise en contexte, ce qui nous a permis de saisir son but. Le fait qu'elle ait été planifiée en phase d'intégration permet, d'après moi, une meilleure richesse des réponses et donc un apprentissage plus durable suite au débat.
L'équipe qui présentait le débat nous a appris qu'il y avait trois principaux types de débats, c'est-à-dire le débat polémique, dont le but est de convaincre un adversaire; le débat délibératif, dont le but est d'arriver à un consensus commun sur une question; et le débat euristique, dont le but est de faire ressortir le plus d'éléments possible autour d'une question. L'équipe avait choisi le dernier typé de débat, et nous avons donc exploré plusieurs facettes des apports de la révolution industrielle. J'ai trouvé cela intéressant, car nous avons vu que pour répondre au problème, la question doit être étudiée sous plusieurs angles. Je pense que ce type de débat, ainsi que le type délibératif, sont les 2 débats les plus adéquats pour travailler en classe. En effet, je crois que le débat polémique ne ferait que créer des tensions entre les élèves et n'amènerait pas à la construction d'une réponse qui pourrait être qualifiée de meilleure puisqu’enrichi des avis de tous.
Suite à une discussion que j'ai eue avec les membres de l'équipe, j'ai appris qu'un de leurs membres avait fait une erreur lors du pilotage et avait, pour la première partie de son intervention, oublié de demander aux élèves de justifier pourquoi leur idée était la meilleure. Je crois que ce fut une heureuse erreur, car pour la première partie du débat euristique nous avons lancé plusieurs idées, puis lorsqu'il a commencé à demander des justifications, seulement deux ou trois idées sont restées et le débat s'est donc concentré.
J'ai aussi apprécié apprendre ce qu'était une question socialement vive et l'importance que cela pouvait avoir dans la planification d'un débat en classe. Je ne crois pas que cette question, qui doit être actuelle, du domaine public et permettre la divergence d'opinions, soit obligatoire pour obtenir un bon débat, mais qu'elle peut être très utile au développement d'une SAÉ qui touche aux 3 compétences en univers social.
mercredi 5 décembre 2012
La motivation et les TIC
Être un enseignant de son temps veut en partie dire qu’il faut s’intéresser à l’intégration des technologies de l’information (TIC) dans notre classe. Les technologies nous permettent d’amplifier certaines de nos actions qui étaient déjà efficaces sans ces innovations de la classe. Mais nous sommes en droit de nous demander, comme le fait M. Karsenti dans son article «Plus captivantes qu’un tableau noir» si ces TIC sont bel et bien capables d’«insuffler le goût d’apprendre à toute une génération» (Karsenti; 2003)
Les technologies en classe, par exemple le tableau blanc interactif (TBI) ont le potentiel d’influencer le goût des élèves à apprendre. Cette motivation extrinsèque pourrait avoir le pouvoir de se transformer en motivation intrinsèque. Pourquoi utilise le conditionnel lors de cette affirmation ? Tout simplement parce que suite à la lecture de quelques textes, il m’est apparu évident que les technologies peuvent changer l’attitude de certains élèves en classe, mais que cela dépendra toujours des facteurs externes à la technologie.
Faire entrer dans la classe traditionnelle les technologies peut avoir un effet significatif sur l’intérêt en classe des garçons. En effet, les garçons ont un intérêt spontané envers les technologies, qui peut par contre diminuer si la tâche prend un aspect trop didactique évident. Le contraire se produit alors chez les filles, qui ont une propension naturelle pour le scolaire. (Karsenti ; 2003) De plus, il apparaît que les TIC peuvent jouer un rôle important dans la capacité de concentration des élèves. Leur niveau de concentration est plus élevé et plus durable en situation d’apprentissage utilisant les TIC que lors de situations traditionnelles. (Pellerin; 2005)
Il peut être ardu pour les enseignants d’atteindre la réussite des objectifs fixés par l’activité utilisant les TIC, car le «manque de temps, de connaissances, d’habiletés technopédagogiques, de soutien de ressources» (Karsenti ; 2003) sont des obstacles à franchir lorsque l’on commence à s’intéresser à ses nouveautés. Il faut arriver à faire en sorte que l’intégration réussie des TIC par les enseignants ne soit pas quelque chose de sporadique, mais bien que cela devienne une nouvelle partie intégrante du métier enseignant. Cela passera sûrement par une formation plus axée sur le développement de l’autonomie des futurs enseignants dans le domaine des TIC.
Bref, je crois que les technologies ont un immense potentiel pour améliorer la salle de classe traditionnelle, mais que cela ne peut se faire que si l’enseignant a comme but premier la réussite des élèves et non pas l’intégration des TIC dans sa classe. Comme nous en avons discuté à l’Université lors du cours d’exploration du TBI, la technologie n’est pas un Graal qui changera notre classe en paradis scolaire, mais bien un moyen parmi d’autres d’arriver à amener notre réflexion personnelle sur nos manières d’enseigner à terme. Aussi, la technologie peut être un vecteur de changement à considérer. Prenons en exemple le Collège Jean-Eudes qui commence l’application de la classe inversée, qui est facilitée par l’implantation de tablettes numériques dans l’école. (McKenna; 2012) Saurons-nous, futurs enseignants, faire en sorte que la technologie prenne la place qui lui revient en classe? À nous d’y répondre.
Karsenti, Thierry. (2003) Plus captivant qu'un tableau noir. Repéré à http://www.karsenti.ca/pdf/scholar/ARS-karsenti-23-2003.pdf
McKeena, Alain. (2012) Les tablettes modifient la pédagogie en classe. Repéré à http://techno.lapresse.ca/nouvelles/materiel-informatique/201209/15/01-4574417-les-tablettes-modifient-la-pedagogie-en-classe.php
Pellerin, Glorya. (2005) Les TIC en classe: une porte ouverte sur la motivation. Repéré à http://www.erudit.org/culture/qf1076656/qf1182140/55492ac.pdf
samedi 1 décembre 2012
Cours 9 - DID4217
La simulation
Aller chercher les émotions des élèves peut être difficile, et commande une attention particulière de l'enseignant vis-à-vis les sentiments des élèves et les différentes réactions possibles. En classe cette semaine des collègues nous ont fait expérimenter une simulation qui pouvait avoir de grands impacts sur nos émotions et donc un grand impact sur notre mémoire et nos apprentissages.
Nous avons expérimenté une situation où l'injustice, l'inégalité et la compétition étaient bien présentes. Nous avons compris rapidement les liens qui peuvent s'établir entre plusieurs pays et les différences de conditions de travail qu'il peut y avoir sur notre planète. Je pense que cette situation, à la base, était excellente et efficace. Par contre, je crois que quelques modifications devraient y être apportées. La principale modification quant à moi doit être de donner un sens aux actions des acteurs dans le jeu. Par exemple, une conséquence donnée à un élève dans le cadre de la simulation doit être justifiée, ou encore les actions doivent toujours avoir un but manifeste. Aussi, je crois qu'il serait important de rendre la simulation plus réaliste. J'ai en tête le fait que les équipes ne pouvaient pas produire plus d'un cube à la fois, alors que dans la réalité, ce qui donne un avantage comparatif aux pays en voie de développement est justement le fait qu'ils peuvent produire plus vite grâce à leur nombre de travailleurs. La simulation doit être une expérimentation d'une réelle situation, alors il manquait ce côté de plausibilité des actions pour qu'elle soit signifiante.
La simulation pour moi est quelque chose de bénéfique pour les élèves, mais il reste que cela se déroule dans un cadre précis et calculé. J'entends pas là que l'enseignant contrôle la situation et donc l'issu et le message de l'activité. Nous avons comparé la simulation au jeu de rôle. Je crois préférer le jeu de rôle, mais nous confirmerons cela dans quelques jours!
( Petite parenthèse: avant de commencer le cours sur la simulation, nous avons eu la chance de discuter en classe de la motivation des élèves en relation avec le renforcement positif et négatif. Il est intéressant de noter que cette technique est efficace à court terme, mais qu'il serait mieux, en tant qu'enseignant, d'attirer l'attention des élèves non pas sur les récompenses, mais bien sur les stratégies de travail et l'utilisation active de ces dernières. Aussi, mentionnons que l'être humain apprend facilement par modelage, il est donc important pour l'enseignant d'être un modèle de constance, d'effort et de stratégies pour les élèves.)
Aller chercher les émotions des élèves peut être difficile, et commande une attention particulière de l'enseignant vis-à-vis les sentiments des élèves et les différentes réactions possibles. En classe cette semaine des collègues nous ont fait expérimenter une simulation qui pouvait avoir de grands impacts sur nos émotions et donc un grand impact sur notre mémoire et nos apprentissages.
Nous avons expérimenté une situation où l'injustice, l'inégalité et la compétition étaient bien présentes. Nous avons compris rapidement les liens qui peuvent s'établir entre plusieurs pays et les différences de conditions de travail qu'il peut y avoir sur notre planète. Je pense que cette situation, à la base, était excellente et efficace. Par contre, je crois que quelques modifications devraient y être apportées. La principale modification quant à moi doit être de donner un sens aux actions des acteurs dans le jeu. Par exemple, une conséquence donnée à un élève dans le cadre de la simulation doit être justifiée, ou encore les actions doivent toujours avoir un but manifeste. Aussi, je crois qu'il serait important de rendre la simulation plus réaliste. J'ai en tête le fait que les équipes ne pouvaient pas produire plus d'un cube à la fois, alors que dans la réalité, ce qui donne un avantage comparatif aux pays en voie de développement est justement le fait qu'ils peuvent produire plus vite grâce à leur nombre de travailleurs. La simulation doit être une expérimentation d'une réelle situation, alors il manquait ce côté de plausibilité des actions pour qu'elle soit signifiante.
La simulation pour moi est quelque chose de bénéfique pour les élèves, mais il reste que cela se déroule dans un cadre précis et calculé. J'entends pas là que l'enseignant contrôle la situation et donc l'issu et le message de l'activité. Nous avons comparé la simulation au jeu de rôle. Je crois préférer le jeu de rôle, mais nous confirmerons cela dans quelques jours!
( Petite parenthèse: avant de commencer le cours sur la simulation, nous avons eu la chance de discuter en classe de la motivation des élèves en relation avec le renforcement positif et négatif. Il est intéressant de noter que cette technique est efficace à court terme, mais qu'il serait mieux, en tant qu'enseignant, d'attirer l'attention des élèves non pas sur les récompenses, mais bien sur les stratégies de travail et l'utilisation active de ces dernières. Aussi, mentionnons que l'être humain apprend facilement par modelage, il est donc important pour l'enseignant d'être un modèle de constance, d'effort et de stratégies pour les élèves.)
jeudi 22 novembre 2012
Cours 7 - DID4217
La visite au musée
L'enseignement se limite souvent à ce que l'enseignant peut apporter aux élèves entre les quatre murs de la classe: son expertise, des images, des vidéos et autres sources secondaires, mais rarement premières. En allant au musée avec une classe d'élèves, nous leur donnons accès aux traces de l'Histoire. Ils peuvent constater dans le réel ce dont nous leur parlons, qui peut sembler si loin et si peu tangible.
J'ai apprécié aller au musée ce vendredi pour plusieurs raisons. Cela a d'abord rendu notre apprentissage dynamique. Nous avons pu vivre une expérience pédagogique, et non pas seulement l'intellectualiser en classe. Nous avons en fait souvent l'occasion de réfléchir à ce que les élèves feraient en classe, si les activités qui nous sont proposées sont réalistes, si elles sont intéressantes. En visitant le musée et donc en ayant notre propre idée construite à partir de notre expérience, nous pouvons réellement je crois évaluer si les élèves aimeraient l'activité de visite et les activités connexes.
Je dois dire que ce musée en particulier ne m'a pas trop emballé. J'ai trouvé que l'activité qui nous a été proposée était trop épisodique. Il aurait fallu, à mon sens, demander aux élèves d'analyser un objet de leur choix dans chaque catégorie plutôt que de séparer les catégories entre les équipes. De ce fait, les élèves auraient l'occasion d'explorer toutes les facettes et informations que le musée a à offrir. Aussi, si je me fis à ma manière de visiter les musées, l'établissement que nous avons été voir vendredi dernier n'offre pas assez de matériel pour garder un niveau d'attention constant. Je visite les musées de manière plutôt expéditive, et je reviens ou m'arrête devant des objets qui captent mon attention. Le musée Stewart n'offrait que très peu d'occasions d'être fascinée à mon avis, et ce dû à son manque de matériel et la petitesse de sa surface d'exposition.
Finalement, je crois qu'une visite au musée doit être mise en contexte pour être efficace. Nous nous sommes présentées au musée en n'en sachant très peu sur ce qui allait nous attendre. J'aurais aimé me faire raconter avant d'y aller, par exemple, l'histoire du bâtiment pour pouvoir mieux en apprécier l'extérieur et la position stratégique dans l'espace. Bref, je crois que le musée peut être une formule pédagogique intéressante, mais que la visite dans ce dernier doit être préparée, complexe et stimulante.
L'enseignement se limite souvent à ce que l'enseignant peut apporter aux élèves entre les quatre murs de la classe: son expertise, des images, des vidéos et autres sources secondaires, mais rarement premières. En allant au musée avec une classe d'élèves, nous leur donnons accès aux traces de l'Histoire. Ils peuvent constater dans le réel ce dont nous leur parlons, qui peut sembler si loin et si peu tangible.
J'ai apprécié aller au musée ce vendredi pour plusieurs raisons. Cela a d'abord rendu notre apprentissage dynamique. Nous avons pu vivre une expérience pédagogique, et non pas seulement l'intellectualiser en classe. Nous avons en fait souvent l'occasion de réfléchir à ce que les élèves feraient en classe, si les activités qui nous sont proposées sont réalistes, si elles sont intéressantes. En visitant le musée et donc en ayant notre propre idée construite à partir de notre expérience, nous pouvons réellement je crois évaluer si les élèves aimeraient l'activité de visite et les activités connexes.
Je dois dire que ce musée en particulier ne m'a pas trop emballé. J'ai trouvé que l'activité qui nous a été proposée était trop épisodique. Il aurait fallu, à mon sens, demander aux élèves d'analyser un objet de leur choix dans chaque catégorie plutôt que de séparer les catégories entre les équipes. De ce fait, les élèves auraient l'occasion d'explorer toutes les facettes et informations que le musée a à offrir. Aussi, si je me fis à ma manière de visiter les musées, l'établissement que nous avons été voir vendredi dernier n'offre pas assez de matériel pour garder un niveau d'attention constant. Je visite les musées de manière plutôt expéditive, et je reviens ou m'arrête devant des objets qui captent mon attention. Le musée Stewart n'offrait que très peu d'occasions d'être fascinée à mon avis, et ce dû à son manque de matériel et la petitesse de sa surface d'exposition.
Finalement, je crois qu'une visite au musée doit être mise en contexte pour être efficace. Nous nous sommes présentées au musée en n'en sachant très peu sur ce qui allait nous attendre. J'aurais aimé me faire raconter avant d'y aller, par exemple, l'histoire du bâtiment pour pouvoir mieux en apprécier l'extérieur et la position stratégique dans l'espace. Bref, je crois que le musée peut être une formule pédagogique intéressante, mais que la visite dans ce dernier doit être préparée, complexe et stimulante.
dimanche 18 novembre 2012
Cours 6 - DID 4217
Le panel
Ce lundi dernier nous avons eu la chance d'avoir la visite en classe dans le cadre d'un panel sur les obstacles à l'apprentissage quatre enseignants de milieux différents, tous très intéressant. Nous avons expérimenté lors de cette visite un panel ou les étudiants peuvent poser des questions aux
panellistes.
Nous avons d'abord rédigé des questions que l'on pourrait poser aux différents intervenants. Nous avons discuté en classe lors du retour sur l'activité pédagogique de la pertinence de se préparer à une telle visite. Je suis d'accord, il faut que les élèves soient sérieux dans la démarche de questions, mais je crois que cela est décevant pour un élève de créer des questions qui ne serviront à rien. Je pense que la solution à ce problème est la suggestion d'une des panellistes, c'est-à-dire rédiger les questions non pas en équipe, mais bien en grand groupe. Cela nous permet d'avoir des questions plus pertinentes et poussées, et donc il y a moins de chance que les panellistes y auraient déjà répondu dans leur présentation.
Bref, il est important que les élèves soient préparés afin de les rendre plus réceptifs à l'activité du panel. Par contre, ceci m'amène à penser qu'il doit être de même pour l'enseignant. Certains membres de l'équipe semblaient moins bien préparés à présenter le panel. Comme étudiante dans le public, cela a eu un effet négatif sur moi. Je pense que l'enseignant se doit de prendre la planification des activités avec sérieux, car sinon cela enlève de la pertinence aux yeux des élèves, et cela est plus que dommage.
Aussi, je crois que le fait de ne pas pouvoir poser de questions durant l'activité, mais seulement à la fin, rend l'élève passif durant un trop grand laps de temps. Ceci ajouté au fait que le niveau d'attention de l'élève change selon le panelliste qui présente augmente les risques que les élèves décrochent et ne se concentrent plus.
Finalement, je crois tout de même que le panel est un excellent moyen de démontrer aux élèves qu'un sujet peut avoir plusieurs angles d'entrées et plusieurs points de vues qui convergent en partie ou divergent totalement. Le panel ajoute aussi du «vrai» à l'apprentissage: l'apport du monde extérieur à la classe, voire même à l'école, ajoute quelque chose de pertinent et d'ancré dans la réalité qui augmente, à mon avis, la durée de vie des apprentissages qui seront faits lors de cette activité.
Ce lundi dernier nous avons eu la chance d'avoir la visite en classe dans le cadre d'un panel sur les obstacles à l'apprentissage quatre enseignants de milieux différents, tous très intéressant. Nous avons expérimenté lors de cette visite un panel ou les étudiants peuvent poser des questions aux
panellistes.
Nous avons d'abord rédigé des questions que l'on pourrait poser aux différents intervenants. Nous avons discuté en classe lors du retour sur l'activité pédagogique de la pertinence de se préparer à une telle visite. Je suis d'accord, il faut que les élèves soient sérieux dans la démarche de questions, mais je crois que cela est décevant pour un élève de créer des questions qui ne serviront à rien. Je pense que la solution à ce problème est la suggestion d'une des panellistes, c'est-à-dire rédiger les questions non pas en équipe, mais bien en grand groupe. Cela nous permet d'avoir des questions plus pertinentes et poussées, et donc il y a moins de chance que les panellistes y auraient déjà répondu dans leur présentation.
Bref, il est important que les élèves soient préparés afin de les rendre plus réceptifs à l'activité du panel. Par contre, ceci m'amène à penser qu'il doit être de même pour l'enseignant. Certains membres de l'équipe semblaient moins bien préparés à présenter le panel. Comme étudiante dans le public, cela a eu un effet négatif sur moi. Je pense que l'enseignant se doit de prendre la planification des activités avec sérieux, car sinon cela enlève de la pertinence aux yeux des élèves, et cela est plus que dommage.
Aussi, je crois que le fait de ne pas pouvoir poser de questions durant l'activité, mais seulement à la fin, rend l'élève passif durant un trop grand laps de temps. Ceci ajouté au fait que le niveau d'attention de l'élève change selon le panelliste qui présente augmente les risques que les élèves décrochent et ne se concentrent plus.
Finalement, je crois tout de même que le panel est un excellent moyen de démontrer aux élèves qu'un sujet peut avoir plusieurs angles d'entrées et plusieurs points de vues qui convergent en partie ou divergent totalement. Le panel ajoute aussi du «vrai» à l'apprentissage: l'apport du monde extérieur à la classe, voire même à l'école, ajoute quelque chose de pertinent et d'ancré dans la réalité qui augmente, à mon avis, la durée de vie des apprentissages qui seront faits lors de cette activité.
samedi 3 novembre 2012
DID4217 - Cours 5
Un des buts de l'enseignant de l'histoire au secondaire est d'inculquer une conscience citoyenne à ses élèves. C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce que cela peut bien dire ? Et comment le faire ? En fait, on peut se demander jusqu'où nous pouvons aller en classe pour leur apprendre ce comportement sans trop guider l'activité, qui serait alors vide de sens, et sans trop favoriser un type d'action citoyennes désignées comme étant favorable. Le texte de Éthier et Lefrançois (2009) est un texte très utile pour étudier la question. On y parle entre autres des trois types de compétences du programme, mais ce qui a plus retenu mon attention est les trois types de citoyens que l'on voudrait développer à l'école. Ce sont les citoyens responsables, impliqués et orientés vers la justice, soit du moins au plus impliqué. Le but en fait est de former le plus possibles d'élèves pour qu'ils puissent par eux-mêmes devenir des citoyens orientés vers la justice, car cinq ans est trop peu pour y arriver pour tous.
Fort de nos lectures sur les types de citoyens, nous avons pu participer au débat important qui a été tenu en classe durant le cours du 29 octobre. Une dame communiste et un jeune homme de la même philosophie sont venus nous présenter le cas cubain et l'importance pour eux d'une éducation différente. En résumé, ils nous ont exposé que Cuba était un modèle à suivre, car ils ont réussi à alphabétiser l'ensemble de leur population en un cours laps de temps et que notre système éducatif, qui était à revoir au même titre que notre type de société, était en fait un vecteur de reproduction de la relation dominant/dominé du capitalisme.
Nous avons vécu un choc d'idées assez important lors de cette présentation en classe. Je crois avoir été dérangée tout d'abord parce que cela ne correspond pas à mes idées par rapport à l'enseignement, mais aussi parce que nous avions devant nous quelqu'un qui prônait presque sans nuances une philosophie qui va à l'encontre de ce que j'ai vécu. Je ne veux pas dire ici que je déprécie ses idées parce qu'elles vont à l'encontre des miennes, mais bien qu'il a été déstabilisant de vivre une telle conversation.
Ce que je n'ai pas apprécié de cette rencontre est l'impression que j'ai eue: un bloc monolithique d'idée émanant de cette femme. Je n'ai particulièrement pas aimé le fait qu'elle considère l'école et la société comme un tout indissociable, dont une partie ne peut avoir d'influence sur l'autre. Je me rappelle qu'elle disait qu'il était impossible de réformer l'école sans modifier le monde dans lequel on vit. Or, je ne suis pas du même avis : selon moi, si l'on veut opérer un changement dans le monde, cela prend un point de départ et l'école en est un très valable. À force d'enseigner quelque chose de différent, on verra des changements dans notre société. Et je crois même que cela est déjà en train de se produire: pensons au printemps que nous venons de vivre. J'ai aussi été dérangée par la critique qu'elle faisait de l'école, c'est-à-dire une institution et un programme au service du capitalisme. En même temps, elle parlait de l'éducation cubaine comme étant un modèle, car en accord avec le communisme. Bref, faites ce que je pense, pas ce que je fais.
Bref, j'ai trouvé que dans cette rencontre, il était dur d'argumenter et de se faire une opinion propre à nous, mais enrichie des siennes: l'interlocutrice est si peu ouverte à la discussion. En plein ce que l'on ne veut pas faire pour développer notre troisième niveau de citoyens. Cette rencontre m'a beaucoup fait réfléchir, et le fait encore, et je crois que pour cela je peux dire que le troisième citoyen en moi s'éveille.
Fort de nos lectures sur les types de citoyens, nous avons pu participer au débat important qui a été tenu en classe durant le cours du 29 octobre. Une dame communiste et un jeune homme de la même philosophie sont venus nous présenter le cas cubain et l'importance pour eux d'une éducation différente. En résumé, ils nous ont exposé que Cuba était un modèle à suivre, car ils ont réussi à alphabétiser l'ensemble de leur population en un cours laps de temps et que notre système éducatif, qui était à revoir au même titre que notre type de société, était en fait un vecteur de reproduction de la relation dominant/dominé du capitalisme.
Nous avons vécu un choc d'idées assez important lors de cette présentation en classe. Je crois avoir été dérangée tout d'abord parce que cela ne correspond pas à mes idées par rapport à l'enseignement, mais aussi parce que nous avions devant nous quelqu'un qui prônait presque sans nuances une philosophie qui va à l'encontre de ce que j'ai vécu. Je ne veux pas dire ici que je déprécie ses idées parce qu'elles vont à l'encontre des miennes, mais bien qu'il a été déstabilisant de vivre une telle conversation.
Ce que je n'ai pas apprécié de cette rencontre est l'impression que j'ai eue: un bloc monolithique d'idée émanant de cette femme. Je n'ai particulièrement pas aimé le fait qu'elle considère l'école et la société comme un tout indissociable, dont une partie ne peut avoir d'influence sur l'autre. Je me rappelle qu'elle disait qu'il était impossible de réformer l'école sans modifier le monde dans lequel on vit. Or, je ne suis pas du même avis : selon moi, si l'on veut opérer un changement dans le monde, cela prend un point de départ et l'école en est un très valable. À force d'enseigner quelque chose de différent, on verra des changements dans notre société. Et je crois même que cela est déjà en train de se produire: pensons au printemps que nous venons de vivre. J'ai aussi été dérangée par la critique qu'elle faisait de l'école, c'est-à-dire une institution et un programme au service du capitalisme. En même temps, elle parlait de l'éducation cubaine comme étant un modèle, car en accord avec le communisme. Bref, faites ce que je pense, pas ce que je fais.
Bref, j'ai trouvé que dans cette rencontre, il était dur d'argumenter et de se faire une opinion propre à nous, mais enrichie des siennes: l'interlocutrice est si peu ouverte à la discussion. En plein ce que l'on ne veut pas faire pour développer notre troisième niveau de citoyens. Cette rencontre m'a beaucoup fait réfléchir, et le fait encore, et je crois que pour cela je peux dire que le troisième citoyen en moi s'éveille.
DID 4217 - Congrès de l'AQEUS
Début octobre, on commence une nouvelle session, dans mon esprit les tâches à accomplir se réaliseront dans un laps de temps plutôt long. Mercredi, on m'invite à aller au congrès de l'AQEUS, moi qui pensais attendre et aller à celui de la SPHQ, et le vendredi me voilà en plein congrès. C'est donc sans attentes, n'ayant pas eu le temps d'en avoir, que je me présente à ce rassemblement. Les quatre ateliers que j'ai choisis m'ont été donnés, la journée commence bien. Je suis allée voir:
L'ambiance générale du congrès était très agréable. C'était calme et je crois que le fait que c'était en nature a aidé à ce que ce soit très posé. Par contre, je dois dire que j'ai été un peu déçue de voir à quel point c'était difficile de se mêler aux autres enseignants. En fait, on y va en groupe et on y reste en groupe. Une chance que je ne suis pas restée avec mon idée de départ d'y aller seule, j'aurais trouvé le temps long. Autre petite critique, qui n'en est pas vraiment une, est la localisation du congrès. C'était loin, mais je comprends que pour les enseignants de la région cela devait être un soulagement. Ce que je critique plus, encore une fois en ayant conscience du hasard de la chose, c'est que les 3 congrès étaient tous en «région». Mais bon, cela m'a fait sortir de mon coin, et ce n'est pas si mal !
Bref, j'ai bien aimé somme toute mon expérience à ce congrès. Cela m'a donné le goût d'y reparticiper plus tard quand je serai enseignante. Je crois qu'il est important de continuer à aller à ce genre d'évènements qui nous force à aller voir ce que les autres font dans leurs commissions scolaires. Il est certain que le partage d'informations peut tout de même se faire par internet, mais rien n'est aussi agréable que d'entendre quelqu'un parler de ses réalisations et de voir dans ses yeux la fierté du travail accompli. Ce sont des moments comme ceux-là qui me rappellent que j'ai vraiment choisi le bon métier.
- un atelier sur la bande dessinée
- un atelier sur le moteur de recherche Carrefour Éducation
- un atelier sur le TBI
- une infopub pour un cahier d'apprentissage.
L'ambiance générale du congrès était très agréable. C'était calme et je crois que le fait que c'était en nature a aidé à ce que ce soit très posé. Par contre, je dois dire que j'ai été un peu déçue de voir à quel point c'était difficile de se mêler aux autres enseignants. En fait, on y va en groupe et on y reste en groupe. Une chance que je ne suis pas restée avec mon idée de départ d'y aller seule, j'aurais trouvé le temps long. Autre petite critique, qui n'en est pas vraiment une, est la localisation du congrès. C'était loin, mais je comprends que pour les enseignants de la région cela devait être un soulagement. Ce que je critique plus, encore une fois en ayant conscience du hasard de la chose, c'est que les 3 congrès étaient tous en «région». Mais bon, cela m'a fait sortir de mon coin, et ce n'est pas si mal !
Bref, j'ai bien aimé somme toute mon expérience à ce congrès. Cela m'a donné le goût d'y reparticiper plus tard quand je serai enseignante. Je crois qu'il est important de continuer à aller à ce genre d'évènements qui nous force à aller voir ce que les autres font dans leurs commissions scolaires. Il est certain que le partage d'informations peut tout de même se faire par internet, mais rien n'est aussi agréable que d'entendre quelqu'un parler de ses réalisations et de voir dans ses yeux la fierté du travail accompli. Ce sont des moments comme ceux-là qui me rappellent que j'ai vraiment choisi le bon métier.
DID 4217 - Cours 4
3QPOC. Ça sonne bizarre, mais ce ne l'est pas. En fait, c'est une grille d'analyse qui permet aux élèves d'analyser des images ou encore des textes. Un guide pour enquêter en quelque sorte. (Voir texte de Jean-Claude Richard)
Évaluer le matériel didactique est une tâche importante pour l'enseignant. Il doit évaluer les activités spécifiques d'un manuel, les comparer et les améliorer.
Et si on mettait c'est deux composantes de l'enseignement ensemble ? Si on analysait le matériel didactique avec cette grille plus ou moins magique que l'on devrait enseigner aux élèves ?
Le 3QPOC
Je pense que cela pourrait aider plusieurs personnes qui ne savent pas par où commencer lorsqu'il faut analyser une SAÉ ou une activité (j'ai eu cette difficulté en classe: c'est bien beau trouver des points positifs ou négatifs, mais le faire dans un cadre d'analyse fixe est plus facile). Cela aurait été utile pour analyser notre activité en classe, qui portait sur les cartes géographies. Nous avons relevé quelques points positifs tel l'utilisation de plusieurs cartes et l'utilisation de cartes géographiques et politiques et quelques points négatifs, mais sans plus. Avoir eu l'idée d'analyser notre activité en classe avec le 3QPOC, je crois que ç'aurait été plus plaisant !
Évaluer le matériel didactique est une tâche importante pour l'enseignant. Il doit évaluer les activités spécifiques d'un manuel, les comparer et les améliorer.
Et si on mettait c'est deux composantes de l'enseignement ensemble ? Si on analysait le matériel didactique avec cette grille plus ou moins magique que l'on devrait enseigner aux élèves ?
Le 3QPOC
- Q pour Quoi
- Q pour Qui
- Q pour Quand
- P pour Pourquoi
- O pour Où
- C pour Comment
Je pense que cela pourrait aider plusieurs personnes qui ne savent pas par où commencer lorsqu'il faut analyser une SAÉ ou une activité (j'ai eu cette difficulté en classe: c'est bien beau trouver des points positifs ou négatifs, mais le faire dans un cadre d'analyse fixe est plus facile). Cela aurait été utile pour analyser notre activité en classe, qui portait sur les cartes géographies. Nous avons relevé quelques points positifs tel l'utilisation de plusieurs cartes et l'utilisation de cartes géographiques et politiques et quelques points négatifs, mais sans plus. Avoir eu l'idée d'analyser notre activité en classe avec le 3QPOC, je crois que ç'aurait été plus plaisant !
DID 4217 - Cours 3
Le 15 octobre dernier, nous avons discuté en classe de l'importance des
habiletés de lecture en relation avec la connaissance de base que l'on a d'un
sujet. Nous avons appris, un peu à mon étonnement, qu'il était plus facile de
retenir l'information d'un texte si l'on est familier avec le sujet que si l'on
a de bonnes stratégies, mais aucune connaissance du sujet. Nous avons aussi vu, dans une petite expérience
maison, qu'il était important d'avoir toutes les informations à propos d'un
texte pour bien en comprendre l'essence. En effet, nous avions devant nous un texte que nous
supposions être à propos des stratégies de lectures, qui était en fait à propos
de la corvée de lessive. Cela nous a bien démontré l'importance de
contextualiser les informations pour les élèves, car cela maximisera leur
compréhension de ce que nous leur proposerons. En fait, les stratégies de
lectures sont très importantes, car elles contribuent à développer à notre but
principal : faire de l'élève un apprenant qui sait utiliser les outils qui
développeront sa pensée historique.
La deuxième partie du cours a été consacrée à nous faire développer une
liste de critères qui sont importants pour nous lors de l'évaluation d'une SAÉ.
Cet exercice était intéressant pour nous, à mon avis, car nous devions faire la
même chose pour un travail en cours de didactique des TIC, mais qui devait
avoir une orientation technologique. Cette fois-ci, nous avions un regard plus
global sur la SAÉ, ce qui a fait ressortir dans notre équipe les points
suivants :
- finalité (but)
- objectifs
- lien avec le programme
de formation
- modèle d’intervention
éducative
- déconstructions/reconstruction
(représentation)
- mise en application du
concept centre
- mise en
contexte/réinvestissement (comment l’utiliser aujourd’hui)
- 3 phases (P/R/I)
- Application concrète des
activités
- Modalité d’évaluation
- Pertinence des documents
utilisés
- Durée
- Points de vue multiples
Les critères que nous avions choisis concordent avec l’idée
que l’on pourrait se faire des points importants du texte de Dalongeville et
Hubert (2001). Cela s’est peut-être produit parce que nous avions lu le texte,
mais à mon avis c’est plutôt à force de se faire présenter ad nauseam à l’université les termes «représentations» «conflit
congitif» et «zone proximale de développement» que nous avons assimilé ces
critères. En effet, nous avons remarqué une certaine homogénéité des critères à
travers les présentations des autres équipes. Cela m’amène à me questionner sur
l’importance d’avoir d’autres points de vue, comme nous avons mentionné dans
nos critères, et l’application réelle de ces points de vue dans notre
formation. J’arrive à penser que nous sommes «drillés», pardonnez-moi l’expression,
à penser en situation-problèmes. De futurs disciples de Dalongeville n’explorant
pas d’autres formes d’enseignement ou pédagogie ? J’ose espérer que non.
lundi 15 octobre 2012
DID 4217 - Cours 2
Bientôt la fin de l'université, et de ce fait, la réalité de devoir enseigner tous les jours avec un temps de préparation restreint et surtout une expérience limitée. Rares sont ceux qui obtiennent une tâche parfaite et qui n'ont qu'une seule planification à penser, créer, exécuter. La tentation de prendre des SAÉ et activités déjà toutes préparées sera grande. Mais est-ce une bonne idée?
Avant d'arriver aux élèves, la matière passe par trois niveaux différents de planification, soit la planification du programme du MELS, la planification intermédiaire des commissions scolaires, puis finalement la planification de l'enseignant. Il est donc tentant pour un enseignant, si disant que plusieurs paliers d'organisateurs sont passés sur les concepts, de prendre une SAÉ déjà produite et de l'appliquer en classe. Cependant, il est très important, voire primordial, que l'enseignant étudie et évalue cette planification qu'on lui présente.
Dans le triangle didactique, on peut voir que les trois éléments de l'enseignement sont liés. Avant d'utiliser donc une planification, on doit en étudier l'objet. Manque-t-il des éléments importants dans cette planification ? Est-il possible d'aller plus loin dans la matière ? Le ministère et les commissions scolaires sont maintenant passées maître dans «découpage de matière» ou plus sérieusement la transposition didactique. Ils divisent les concepts, en organisent les éléments, bref, incarnent la matière de plus en plus. Ces divisions et programmations sont faites pour que l'enseignant s'approprie la matière.
Dans le triangle didactique, on peut voir que les trois éléments de l'enseignement sont liés. Avant d'utiliser donc une planification, on doit en étudier l'objet. Manque-t-il des éléments importants dans cette planification ? Est-il possible d'aller plus loin dans la matière ? Le ministère et les commissions scolaires sont maintenant passées maître dans «découpage de matière» ou plus sérieusement la transposition didactique. Ils divisent les concepts, en organisent les éléments, bref, incarnent la matière de plus en plus. Ces divisions et programmations sont faites pour que l'enseignant s'approprie la matière.
Dans le cours, nous avons eu l'occasion d'analyser une planification intermédiaire. Nous en sommes venus à la conclusion qu'il peut être pratique de se baser sur cette planification, car elle nous permet de planifier le long terme efficacement. Par contre, nous avons convenu qu'il serait préférable que l'enseignant mette sa couleur dans ce qu'il présentera aux élèves en classe. Il est important que l'enseignant s'implique dans la planification au jour le jour de sa classe. Sinon, nous deviendrions de simples automates, des techniciens au service de la progression des apprentissages et de la bureaucratie derrière la matière.
| http://assets4.bigthink.com/system/idea_thumbnails/45634/original/robot%20teacher%20SS.jpg?1344522654 |
jeudi 4 octobre 2012
DID 4217 - Cours 1
On dit souvent que les premiers cours à l'université sont faits pour «être magasinés»: on assiste à plusieurs premiers cours, on élimine ceux dont la matière est inintéressante ou peu pertinente à notre parcours. Parfois, on attend avec impatience la pause pour pouvoir sortir de cette erreur mise à notre horaire sur un coup de tête. Ce matin, la pause est arrivée presque trop tôt à mon goût. Et ce n'est pas peu dire, car on doit se l'avouer, les enseignants sont souvent les pires élèves, toujours à vouloir aller plus vite, voir autre chose, deviner où l'on s'en va et se désintéresser...
Ce qui a le plus retenu mon attention aujourd'hui, c'est le triangle didactique. Notion abordée certes avec rapidité, mais qui a piqué ma curiosité. (Je pense que j'étais censée savoir ce que c'était, mais ce n'était pas le cas. Soit par manque d'attention dans les autres cours, soit par plan de cours modifiés par les chargés de cours.) J'espère que nous aurons l'occasion d'approfondir cette notion !
Aussi, nous avons abordé un concept qui semble avoir été compris différemment par les étudiants du groupe : les outils conceptuels pour un enseignant. Certains ont orienté leur réflexion sur les qualités qu'un enseignant doit posséder, d'autres, comme moi, ont plutôt compris outils au sens de ressources matérielles. Finalement, nous avons compris que l'outil par excellence pour un enseignant de l'univers social était un outil intellectuel : la méthode historique. Savoir interroger, mettre en contexte, décontextualiser, mettre en relation, confronter les idées: des habitudes qui feront de nous de bons maîtres.
Finalement, nous avons expérimenté une activité du typer «casse-tête». Nous avions des textes différents à lire que nous devions mettre en commun en équipe à l'aide d'un élève qui avait en sa possession une série de question à nous poser. Cette activité s'est avérée très frustrante pour moi: je n'ai pas aimé n'avoir aucune réponse à la fin. Il nous était impossible de trouver la réponse, car aucun des textes ne mentionnaient l'évènement historique sur lequel l'activité portait. Suite à une discussion en classe, j'ai mieux compris l'utilité de ce type d'activité, mais je crois tout de même qu'au secondaire, on ne peut laisser les élèves sans réponse pour un trop long moment. J'espère tout de même pouvoir exploiter ce type de travail dans un futur stage ou milieu de travail, mais en exploitant plus le côté enquête pour arriver à une résolution.
Finalement, nous avons expérimenté une activité du typer «casse-tête». Nous avions des textes différents à lire que nous devions mettre en commun en équipe à l'aide d'un élève qui avait en sa possession une série de question à nous poser. Cette activité s'est avérée très frustrante pour moi: je n'ai pas aimé n'avoir aucune réponse à la fin. Il nous était impossible de trouver la réponse, car aucun des textes ne mentionnaient l'évènement historique sur lequel l'activité portait. Suite à une discussion en classe, j'ai mieux compris l'utilité de ce type d'activité, mais je crois tout de même qu'au secondaire, on ne peut laisser les élèves sans réponse pour un trop long moment. J'espère tout de même pouvoir exploiter ce type de travail dans un futur stage ou milieu de travail, mais en exploitant plus le côté enquête pour arriver à une résolution.
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