mardi 18 décembre 2012

Le jeu

Quoi de mieux pour terminer une session et une série d'expérimentations sur les formules pédagogiques que de jouer ? J'y pense encore, rien ne me vient.

J'ai adoré le jeu que nous ont proposé les membres de l'équipe qui présentait cette semaine. L'idée d'utiliser le développement des techniques d'écriture et de la technologie en lien avec l'écrit était très originale. L'aspect compétition entre les équipes était très motivant. Il n'y avait pas de conséquences négatives à donner aux équipes, comme des obstacles: cela n'était donc pas une source de frustration.

Selon moi, quelques points sont à changer ou modifier. D'abord, je laisserais le temps à chaque équipe de terminer chaque station. Le fait que seulement deux équipes aient pu expérimenter la dernière étape est pour moi dommage, puisque le jeu ne sera pas complété et que les apprentissages que les élèves pourraient en tirer seraient alors incomplets. Aussi, je donnerais à chaque équipe des produits différents pour la dernière période de temps, soit l'Antiquité. Nous devions créer un code qui doit être compris par d'autres tribus : faire le test avec les élèves en demandant à d'autres équipes d'identifier le contenu mystère des boîtes est d'après moi un bon test pour mettre à l'épreuve leur code.

J'ai trouvé motivant de voir toute la classe avoir du plaisir en expérimentant cette phase de préparation sous forme de jeu. Je pense que cet aspect, le plaisir, se transposera aisément en classe au secondaire. Par contre, je pense que des protecteurs de plastique pour les bureaux, quelques sarraus pour protéger les élèves des éclaboussures de l'encre de chine et des phrases standardisées (et plus longue, pour démontrer l'ampleur de la tâche) pour l'épreuve du moine copiste sont des petites modifications à apporter pour que dans une classe du secondaire, les élèves puissent réaliser l'activité avec un niveau de difficulté importante et un degré propreté intégrale !

samedi 15 décembre 2012

Le jeu de rôle

Concevoir un jeu de rôle n'est pas chose facile. Je crois que malgré les lacunes dont notre jeu faisait état, nous pouvons tout de même être satisfaits du travail accompli.

Un jeu de rôle doit aller chercher les émotions des élèves et leur demander de personnifier l'autre. Nous avons choisi le procès, car cela permettait facilement d'atteindre les buts principaux de cette formule pédagogique. Nous avons donc demandé à certains élèves que nous croyions plus extravertis de personnifier des acteurs plus importants, alors que d'autres élèves avaient des rôles plus posés. Il était important pour moi que chaque personne ait un rôle à faire. Certes, nous avons appris lors de notre planification que parfois, être spectateur peut être bénéfique, mais je crois que lorsque nous mettons à l'essai une formule pédagogique en classe universitaire, tous doivent avoir l'occasion de toucher de près ou de loin à cette dite formule.

Certaines suggestions en classe ont été apportées pour améliorer notre jeu de rôle. J'en retiens que lors d'une expérimentation plus longue, où le temps ne nous pousse pas à tout vouloir faire plus vite afin de tout dire, il serait bien de demander aux élèves de justifier leurs actions et propos. Il faudrait aussi prendre plus de temps pour expliquer aux élèves que leurs opinions personnelles doivent être laissées en dehors du jeu, car sinon elles pourraient interférer avec l'issu du jeu, comme cela s'est produit en classe lundi dernier.

Je crois que les avantages les plus probants de cette formule pédagogique sont l'effet motivant et la mobilisation d'émotion. En classe, nous abordons souvent les sujets de manière très intellectuelle, et le jeu permet de justement créer un changement et d'aller chercher d'autres facettes de ce que l'on veut enseigner. Nous en avons discuté en classe: le jeu de rôle n'enseigne pas de matière, mais possède des moments «enseignables» que l'on peut récupérer lorsque nous revenons dans un style de classe plus traditionnel. Je pense que lundi dernier nous avons pu expérimenter l'effet motivant du jeu de rôle. Chaque étudiant avait un rôle à jouer, s'y tenait et semblait avoir du plaisir. J'espère que cela fut le cas, et que cela aura donné le goût à nos collègues de tenter l'expérience dans leur classe.

vendredi 7 décembre 2012

Le débat


Nous avons déjà eu l'occasion de vivre en classe une formule pédagogique qui peut s'apparenter au débat : le panel. Cette semaine par contre, nous avons pu expérimenter la grande différence qui sépare ces deux formules : l'action. 

Lors du débat de lundi, nous avons participé activement à la construction de la réponse à la question de base. Cela était très intéressant, puisqu'une des critiques principales face au panel était l'inaction des élèves durant une grande partie de la période. L'activité qui nous a été présentée était bien mise en contexte, ce qui nous a permis de saisir son but. Le fait qu'elle ait été planifiée en phase d'intégration permet, d'après moi, une meilleure richesse des réponses et donc un apprentissage plus durable suite au débat. 

L'équipe qui présentait le débat nous a appris qu'il y avait trois principaux types de débats, c'est-à-dire le débat polémique, dont le but est de convaincre un adversaire; le débat délibératif, dont le but est d'arriver à un consensus commun sur une question; et le débat euristique, dont le but est de faire ressortir le plus d'éléments possible autour d'une question. L'équipe avait choisi le dernier typé de débat, et nous avons donc exploré plusieurs facettes des apports de la révolution industrielle. J'ai trouvé cela intéressant, car nous avons vu que pour répondre au problème, la question doit être étudiée sous plusieurs angles. Je pense que ce type de débat, ainsi que le type délibératif, sont les 2 débats les plus adéquats pour travailler en classe. En effet, je crois que le débat polémique ne ferait que créer des tensions entre les élèves et n'amènerait pas à la construction d'une réponse qui pourrait être qualifiée de meilleure puisqu’enrichi des avis de tous. 

Suite à une discussion que j'ai eue avec les membres de l'équipe, j'ai appris qu'un de leurs membres avait fait une erreur lors du pilotage et avait, pour la première partie de son intervention, oublié de demander aux élèves de justifier pourquoi leur idée était la meilleure. Je crois que ce fut une heureuse erreur, car pour la première partie du débat euristique nous avons lancé plusieurs idées, puis lorsqu'il a commencé à demander des justifications, seulement deux ou trois idées sont restées et le débat s'est donc concentré. 

J'ai aussi apprécié apprendre ce qu'était une question socialement vive et l'importance que cela pouvait avoir dans la planification d'un débat en classe. Je ne crois pas que cette question, qui doit être actuelle, du domaine public et permettre la divergence d'opinions, soit obligatoire pour obtenir un bon débat, mais qu'elle peut être très utile au développement d'une SAÉ qui touche aux 3 compétences en univers social. 

mercredi 5 décembre 2012

La motivation et les TIC


Être un enseignant de son temps veut en partie dire qu’il faut s’intéresser à l’intégration des technologies de l’information (TIC) dans notre classe. Les technologies nous permettent d’amplifier certaines de nos actions qui étaient déjà efficaces sans ces innovations de la classe. Mais nous sommes en droit de nous demander, comme le fait M. Karsenti dans son article «Plus captivantes qu’un tableau noir» si ces TIC sont bel et bien capables d’«insuffler le goût d’apprendre à toute une génération» (Karsenti; 2003) 

Les technologies en classe, par exemple le tableau blanc interactif (TBI) ont le potentiel d’influencer le goût des élèves à apprendre. Cette motivation extrinsèque pourrait avoir le pouvoir de se transformer en motivation intrinsèque. Pourquoi utilise le conditionnel lors de cette affirmation ? Tout simplement parce que suite à la lecture de quelques textes, il m’est apparu évident que les technologies peuvent changer l’attitude de certains élèves en classe, mais  que cela dépendra toujours des facteurs externes à la technologie. 

Faire entrer dans la classe traditionnelle les technologies peut avoir un effet significatif sur l’intérêt en classe des garçons. En effet, les garçons ont un intérêt spontané envers les technologies, qui peut par contre diminuer si la tâche prend un aspect trop didactique évident. Le contraire se produit alors chez les filles, qui ont une propension naturelle pour le scolaire. (Karsenti ; 2003) De plus, il apparaît que les TIC peuvent jouer un rôle important dans la capacité de concentration des élèves. Leur niveau de concentration est plus élevé et plus durable en situation d’apprentissage utilisant les TIC que lors de situations traditionnelles. (Pellerin; 2005)

Il peut être ardu pour les enseignants d’atteindre la réussite des objectifs fixés par l’activité utilisant les TIC, car le «manque de temps, de connaissances, d’habiletés technopédagogiques, de soutien de ressources» (Karsenti ; 2003) sont des obstacles à franchir lorsque l’on commence à s’intéresser à ses nouveautés. Il faut arriver à faire en sorte que l’intégration réussie des TIC par les enseignants ne soit pas quelque chose de sporadique, mais bien que cela devienne une nouvelle partie intégrante du métier enseignant. Cela passera sûrement par une formation plus axée sur le développement de l’autonomie des futurs enseignants dans le domaine des TIC. 

Bref, je crois que les technologies ont un immense potentiel pour améliorer la salle de classe traditionnelle, mais que cela ne peut se faire que si l’enseignant a comme but premier la réussite des élèves et non pas l’intégration des TIC dans sa classe. Comme nous en avons discuté à l’Université lors du cours d’exploration du TBI, la technologie n’est pas un Graal qui changera notre classe en paradis scolaire, mais bien un moyen parmi d’autres d’arriver à amener notre réflexion personnelle sur nos manières d’enseigner à terme. Aussi, la technologie peut être un vecteur de changement à considérer. Prenons en exemple le Collège Jean-Eudes qui commence l’application de la classe inversée, qui est facilitée par l’implantation de tablettes numériques dans l’école. (McKenna; 2012) Saurons-nous, futurs enseignants, faire en sorte que la technologie prenne la place qui lui revient en classe? À nous d’y répondre. 

Karsenti, Thierry. (2003)  Plus captivant qu'un tableau noir. Repéré à http://www.karsenti.ca/pdf/scholar/ARS-karsenti-23-2003.pdf

McKeena, Alain. (2012) Les tablettes modifient la pédagogie en classe. Repéré à http://techno.lapresse.ca/nouvelles/materiel-informatique/201209/15/01-4574417-les-tablettes-modifient-la-pedagogie-en-classe.php

Pellerin, Glorya. (2005) Les TIC en classe: une porte ouverte sur la motivation. Repéré à http://www.erudit.org/culture/qf1076656/qf1182140/55492ac.pdf

samedi 1 décembre 2012

Cours 9 - DID4217

La simulation

Aller chercher les émotions des élèves peut être difficile, et commande une attention particulière de l'enseignant vis-à-vis les sentiments des élèves et les différentes réactions possibles. En classe cette semaine des collègues nous ont fait expérimenter une simulation qui pouvait avoir de grands impacts sur nos émotions et donc un grand impact sur notre mémoire et nos apprentissages.

Nous avons expérimenté une situation où l'injustice, l'inégalité et la compétition étaient bien présentes. Nous avons compris rapidement les liens qui peuvent s'établir entre plusieurs pays et les différences de conditions de travail qu'il peut y avoir sur notre planète. Je pense que cette situation, à la base, était excellente et efficace. Par contre, je crois que quelques modifications devraient y être apportées. La principale modification quant à moi doit être de donner un sens aux actions des acteurs dans le jeu. Par exemple, une conséquence donnée à un élève dans le cadre de la simulation doit être justifiée, ou encore les actions doivent toujours avoir un but manifeste. Aussi, je crois qu'il serait important de rendre la simulation plus réaliste. J'ai en tête le fait que les équipes ne pouvaient pas produire plus d'un cube à la fois, alors que dans la réalité, ce qui donne un avantage comparatif aux pays en voie de développement est justement le fait qu'ils peuvent produire plus vite grâce à leur nombre de travailleurs. La simulation doit être une expérimentation d'une réelle situation, alors il manquait ce côté de plausibilité des actions pour qu'elle soit signifiante.

La simulation pour moi est quelque chose de bénéfique pour les élèves, mais il reste que cela se déroule dans un cadre précis et calculé. J'entends pas là que l'enseignant contrôle la situation et donc l'issu et le message de l'activité. Nous avons comparé la simulation au jeu de rôle. Je crois préférer le jeu de rôle, mais nous confirmerons cela dans quelques jours!

( Petite parenthèse: avant de commencer le cours sur la simulation, nous avons eu la chance de discuter en classe de la motivation des élèves en relation avec le renforcement positif et négatif. Il est intéressant de noter que cette technique est efficace à court terme, mais qu'il serait mieux, en tant qu'enseignant, d'attirer l'attention des élèves non pas sur les récompenses, mais bien sur les stratégies de travail et l'utilisation active de ces dernières. Aussi, mentionnons que l'être humain apprend facilement par modelage, il est donc important pour l'enseignant d'être un modèle de constance, d'effort et de stratégies pour les élèves.)

jeudi 22 novembre 2012

Cours 7 - DID4217

La visite au musée

L'enseignement se limite souvent à ce que l'enseignant peut apporter aux élèves entre les quatre murs de la classe: son expertise, des images, des vidéos et autres sources secondaires, mais rarement premières. En allant au musée avec une classe d'élèves, nous leur donnons accès aux traces de l'Histoire. Ils peuvent constater dans le réel ce dont nous leur parlons, qui peut sembler si loin et si peu tangible.

J'ai apprécié aller au musée ce vendredi pour plusieurs raisons. Cela a d'abord rendu notre apprentissage dynamique. Nous avons pu vivre une expérience pédagogique, et non pas seulement l'intellectualiser en classe. Nous avons en fait souvent l'occasion de réfléchir à ce que les élèves feraient en classe, si les activités qui nous sont proposées sont réalistes, si elles sont intéressantes. En visitant le musée et donc en ayant notre propre idée construite à partir de notre expérience, nous pouvons réellement je crois évaluer si les élèves aimeraient l'activité de visite et les activités connexes.

Je dois dire que ce musée en particulier ne m'a pas trop emballé. J'ai trouvé que l'activité qui nous a été proposée était trop épisodique. Il aurait fallu, à mon sens, demander aux élèves d'analyser un objet de leur choix dans chaque catégorie plutôt que de séparer les catégories entre les équipes. De ce fait, les élèves auraient l'occasion d'explorer toutes les facettes et informations que le musée a à offrir. Aussi, si je me fis à ma manière de visiter les musées, l'établissement que nous avons été voir vendredi dernier n'offre pas assez de matériel pour garder un niveau d'attention constant. Je visite les musées de manière plutôt expéditive, et je reviens ou m'arrête devant des objets qui captent mon attention. Le musée Stewart n'offrait que très peu d'occasions d'être fascinée à mon avis, et ce dû à son manque de matériel et la petitesse de sa surface d'exposition.

Finalement, je crois qu'une visite au musée doit être mise en contexte pour être efficace. Nous nous sommes présentées au musée en n'en sachant très peu sur ce qui allait nous attendre. J'aurais aimé me faire raconter avant d'y aller, par exemple, l'histoire du bâtiment pour pouvoir mieux en apprécier l'extérieur et la position stratégique dans l'espace. Bref, je crois que le musée peut être une formule pédagogique intéressante, mais que la visite dans ce dernier doit être préparée, complexe et stimulante.

dimanche 18 novembre 2012

Cours 6 - DID 4217

Le panel

Ce lundi dernier nous avons eu la chance d'avoir la visite en classe dans le cadre d'un panel sur les obstacles à l'apprentissage quatre enseignants de milieux différents, tous très intéressant. Nous avons expérimenté lors de cette visite un panel ou les étudiants peuvent poser des questions aux
panellistes.

Nous avons d'abord rédigé des questions que l'on pourrait poser aux différents intervenants. Nous avons discuté en classe lors du retour sur l'activité pédagogique de la pertinence de se préparer à une telle visite. Je suis d'accord, il faut que les élèves soient sérieux dans la démarche de questions, mais je crois que cela est décevant pour un élève de créer des questions qui ne serviront à rien. Je pense que la solution à ce problème est la suggestion d'une des panellistes, c'est-à-dire rédiger les questions non pas en équipe, mais bien en grand groupe. Cela nous permet d'avoir des questions plus pertinentes et poussées, et donc il y a moins de chance que les panellistes y auraient déjà répondu dans leur présentation.

Bref, il est important que les élèves soient préparés afin de les rendre plus réceptifs à l'activité du panel. Par contre, ceci m'amène à penser qu'il doit être de même pour l'enseignant. Certains membres de l'équipe semblaient moins bien préparés à présenter le panel. Comme étudiante dans le public, cela a eu un effet négatif sur moi. Je pense que l'enseignant se doit de prendre la planification des activités avec sérieux, car sinon cela enlève de la pertinence aux yeux des élèves, et cela est plus que dommage.

Aussi, je crois que le fait de ne pas pouvoir poser de questions durant l'activité, mais seulement à la fin, rend l'élève passif durant un trop grand laps de temps. Ceci ajouté au fait que le niveau d'attention de l'élève change selon le panelliste qui présente augmente les risques que les élèves décrochent et ne se concentrent plus.

Finalement, je crois tout de même que le panel est un excellent moyen de démontrer aux élèves qu'un sujet peut avoir plusieurs angles d'entrées et plusieurs points de vues qui convergent en partie ou divergent totalement. Le panel ajoute aussi du «vrai» à l'apprentissage: l'apport du monde extérieur à la classe, voire même à l'école, ajoute quelque chose de pertinent et d'ancré dans la réalité qui augmente, à mon avis, la durée de vie des apprentissages qui seront faits lors de cette activité.