jeudi 22 novembre 2012

Cours 7 - DID4217

La visite au musée

L'enseignement se limite souvent à ce que l'enseignant peut apporter aux élèves entre les quatre murs de la classe: son expertise, des images, des vidéos et autres sources secondaires, mais rarement premières. En allant au musée avec une classe d'élèves, nous leur donnons accès aux traces de l'Histoire. Ils peuvent constater dans le réel ce dont nous leur parlons, qui peut sembler si loin et si peu tangible.

J'ai apprécié aller au musée ce vendredi pour plusieurs raisons. Cela a d'abord rendu notre apprentissage dynamique. Nous avons pu vivre une expérience pédagogique, et non pas seulement l'intellectualiser en classe. Nous avons en fait souvent l'occasion de réfléchir à ce que les élèves feraient en classe, si les activités qui nous sont proposées sont réalistes, si elles sont intéressantes. En visitant le musée et donc en ayant notre propre idée construite à partir de notre expérience, nous pouvons réellement je crois évaluer si les élèves aimeraient l'activité de visite et les activités connexes.

Je dois dire que ce musée en particulier ne m'a pas trop emballé. J'ai trouvé que l'activité qui nous a été proposée était trop épisodique. Il aurait fallu, à mon sens, demander aux élèves d'analyser un objet de leur choix dans chaque catégorie plutôt que de séparer les catégories entre les équipes. De ce fait, les élèves auraient l'occasion d'explorer toutes les facettes et informations que le musée a à offrir. Aussi, si je me fis à ma manière de visiter les musées, l'établissement que nous avons été voir vendredi dernier n'offre pas assez de matériel pour garder un niveau d'attention constant. Je visite les musées de manière plutôt expéditive, et je reviens ou m'arrête devant des objets qui captent mon attention. Le musée Stewart n'offrait que très peu d'occasions d'être fascinée à mon avis, et ce dû à son manque de matériel et la petitesse de sa surface d'exposition.

Finalement, je crois qu'une visite au musée doit être mise en contexte pour être efficace. Nous nous sommes présentées au musée en n'en sachant très peu sur ce qui allait nous attendre. J'aurais aimé me faire raconter avant d'y aller, par exemple, l'histoire du bâtiment pour pouvoir mieux en apprécier l'extérieur et la position stratégique dans l'espace. Bref, je crois que le musée peut être une formule pédagogique intéressante, mais que la visite dans ce dernier doit être préparée, complexe et stimulante.

dimanche 18 novembre 2012

Cours 6 - DID 4217

Le panel

Ce lundi dernier nous avons eu la chance d'avoir la visite en classe dans le cadre d'un panel sur les obstacles à l'apprentissage quatre enseignants de milieux différents, tous très intéressant. Nous avons expérimenté lors de cette visite un panel ou les étudiants peuvent poser des questions aux
panellistes.

Nous avons d'abord rédigé des questions que l'on pourrait poser aux différents intervenants. Nous avons discuté en classe lors du retour sur l'activité pédagogique de la pertinence de se préparer à une telle visite. Je suis d'accord, il faut que les élèves soient sérieux dans la démarche de questions, mais je crois que cela est décevant pour un élève de créer des questions qui ne serviront à rien. Je pense que la solution à ce problème est la suggestion d'une des panellistes, c'est-à-dire rédiger les questions non pas en équipe, mais bien en grand groupe. Cela nous permet d'avoir des questions plus pertinentes et poussées, et donc il y a moins de chance que les panellistes y auraient déjà répondu dans leur présentation.

Bref, il est important que les élèves soient préparés afin de les rendre plus réceptifs à l'activité du panel. Par contre, ceci m'amène à penser qu'il doit être de même pour l'enseignant. Certains membres de l'équipe semblaient moins bien préparés à présenter le panel. Comme étudiante dans le public, cela a eu un effet négatif sur moi. Je pense que l'enseignant se doit de prendre la planification des activités avec sérieux, car sinon cela enlève de la pertinence aux yeux des élèves, et cela est plus que dommage.

Aussi, je crois que le fait de ne pas pouvoir poser de questions durant l'activité, mais seulement à la fin, rend l'élève passif durant un trop grand laps de temps. Ceci ajouté au fait que le niveau d'attention de l'élève change selon le panelliste qui présente augmente les risques que les élèves décrochent et ne se concentrent plus.

Finalement, je crois tout de même que le panel est un excellent moyen de démontrer aux élèves qu'un sujet peut avoir plusieurs angles d'entrées et plusieurs points de vues qui convergent en partie ou divergent totalement. Le panel ajoute aussi du «vrai» à l'apprentissage: l'apport du monde extérieur à la classe, voire même à l'école, ajoute quelque chose de pertinent et d'ancré dans la réalité qui augmente, à mon avis, la durée de vie des apprentissages qui seront faits lors de cette activité.

samedi 3 novembre 2012

DID4217 - Cours 5

Un des buts de l'enseignant de l'histoire au secondaire est d'inculquer une conscience citoyenne à ses élèves. C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce que cela peut bien dire ? Et comment le faire ? En fait, on peut se demander jusqu'où nous pouvons aller en classe pour leur apprendre ce comportement sans trop guider l'activité, qui serait alors vide de sens, et sans trop favoriser un type d'action citoyennes désignées comme étant favorable. Le texte de Éthier et Lefrançois (2009) est un texte très utile pour étudier la question. On y parle entre autres des trois types de compétences du programme, mais ce qui a plus retenu mon attention est les trois types de citoyens que l'on voudrait développer à l'école. Ce sont les citoyens responsables, impliqués et orientés vers la justice, soit du moins au plus impliqué. Le but en fait est de former le plus possibles d'élèves pour qu'ils puissent par eux-mêmes devenir des citoyens orientés vers la justice, car cinq ans est trop peu pour y arriver pour tous.

Fort de nos lectures sur les types de citoyens, nous avons pu participer au débat important qui a été tenu en classe durant le cours du 29 octobre. Une dame communiste et un jeune homme de la même philosophie sont venus nous présenter le cas cubain et l'importance pour eux d'une éducation différente. En résumé, ils nous ont exposé que Cuba était un modèle à suivre, car ils ont réussi à alphabétiser l'ensemble de leur population en un cours laps de temps et que notre système éducatif, qui était à revoir au même titre que notre type de société, était en fait un vecteur de reproduction de la relation dominant/dominé du capitalisme.

Nous avons vécu un choc d'idées assez important lors de cette présentation en classe. Je crois avoir été dérangée tout d'abord parce que cela ne correspond pas à mes idées par rapport à l'enseignement, mais aussi parce que nous avions devant nous quelqu'un qui prônait presque sans nuances une philosophie qui va à l'encontre de ce que j'ai vécu. Je ne veux pas dire ici que je déprécie ses idées parce qu'elles vont à l'encontre des miennes, mais bien qu'il a été déstabilisant de vivre une telle conversation.

Ce que je n'ai pas apprécié de cette rencontre est l'impression que j'ai eue: un bloc monolithique d'idée émanant de cette femme. Je n'ai particulièrement pas aimé le fait qu'elle considère l'école et la société comme un tout indissociable, dont une partie ne peut avoir d'influence sur l'autre. Je me rappelle qu'elle disait qu'il était impossible de réformer l'école sans modifier le monde dans lequel on vit. Or, je ne suis pas du même avis : selon moi, si l'on veut opérer un changement dans le monde, cela prend un point de départ et l'école en est un très valable. À force d'enseigner quelque chose de différent, on verra des changements dans notre société. Et je crois même que cela est déjà en train de se produire: pensons au printemps que nous venons de vivre. J'ai aussi été dérangée par la critique qu'elle faisait de l'école, c'est-à-dire une institution et un programme au service du capitalisme. En même temps, elle parlait de l'éducation cubaine comme étant un modèle, car en accord avec le communisme. Bref, faites ce que je pense, pas ce que je fais.

Bref, j'ai trouvé que dans cette rencontre, il était dur d'argumenter et de se faire une opinion propre à nous, mais enrichie des siennes: l'interlocutrice est si peu ouverte à la discussion. En plein ce que l'on ne veut pas faire pour développer notre troisième niveau de citoyens. Cette rencontre m'a beaucoup fait réfléchir, et le fait encore, et je crois que pour cela je peux dire que le troisième citoyen en moi s'éveille.

DID 4217 - Congrès de l'AQEUS

Début octobre, on commence une nouvelle session, dans mon esprit les tâches à accomplir se réaliseront dans un laps de temps plutôt long. Mercredi, on m'invite à aller au congrès de l'AQEUS, moi qui pensais attendre et aller à celui de la SPHQ, et le vendredi me voilà en plein congrès. C'est donc sans attentes, n'ayant pas eu le temps d'en avoir, que je me présente à ce rassemblement. Les quatre ateliers que j'ai choisis m'ont été donnés, la journée commence bien. Je suis allée voir:

  • un atelier sur la bande dessinée
  • un atelier sur le moteur de recherche Carrefour Éducation
  • un atelier sur le TBI
  • une infopub pour un cahier d'apprentissage. 
J'ai apprécié les 3 premiers, qui m'ont appris une nouvelle manière de comparer les informations à propos de deux territoires ou sociétés à l'aide du photo-roman ou bande dessinée, une nouvelle manière de rechercher des ressources pour ma classe au travers de Carrefour Éducation et une nouvelle manière d'aborder le TBI, c'est-à-dire comme ressource commune à toutes les matières qui fait le lien entre les stratégies propres à un enseignant et celles globales de l'équipe-école. (ou équipe-commission-scolaire même!) Évidemment, vous me voyez venir, le dernier atelier a été celui que j'ai le moins apprécié. En fait, ce n'était pas un atelier, c'était un 45 minutes de présentation de produit. J'avoue être plutôt contente d'avoir eu en cadeau des exemplaires du cahier d'apprentissage afin de pouvoir le feuilleter à mon rythme et de bien l'analyser, mais reste que cela est décevant de penser que j'aurais pu assister à un atelier qui m'aurait vraiment appris quelque chose que j'aurais pu réinvestir dans ma pratique.

L'ambiance générale du congrès était très agréable. C'était calme et je crois que le fait que c'était en nature a aidé à ce que ce soit très posé. Par contre, je dois dire que j'ai été un peu déçue de voir à quel point c'était difficile de se mêler aux autres enseignants. En fait, on y va en groupe et on y reste en groupe. Une chance que je ne suis pas restée avec mon idée de départ d'y aller seule, j'aurais trouvé le temps long. Autre petite critique, qui n'en est pas vraiment une, est la localisation du congrès. C'était loin, mais je comprends que pour les enseignants de la région cela devait être un soulagement. Ce que je critique plus, encore une fois en ayant conscience du hasard de la chose, c'est que les 3 congrès étaient tous en «région». Mais bon, cela m'a fait sortir de mon coin, et ce n'est pas si mal !

Bref, j'ai bien aimé somme toute mon expérience à ce congrès. Cela m'a donné le goût d'y reparticiper plus tard quand je serai enseignante. Je crois qu'il est important de continuer à aller à ce genre d'évènements qui nous force à aller voir ce que les autres font dans leurs commissions scolaires. Il est certain que le partage d'informations peut tout de même se faire par internet, mais rien n'est aussi agréable que d'entendre quelqu'un parler de ses réalisations et de voir dans ses yeux la fierté du travail accompli. Ce sont des moments comme ceux-là qui me rappellent que j'ai vraiment choisi le bon métier.

DID 4217 - Cours 4

3QPOC. Ça sonne bizarre, mais ce ne l'est pas. En fait, c'est une grille d'analyse qui permet aux élèves d'analyser des images ou encore des textes. Un guide pour enquêter en quelque sorte. (Voir texte de Jean-Claude Richard)

Évaluer le matériel didactique est une tâche importante pour l'enseignant. Il doit évaluer les activités spécifiques d'un manuel, les comparer et les améliorer.

Et si on mettait c'est deux composantes de l'enseignement ensemble ? Si on analysait le matériel didactique avec cette grille plus ou moins magique que l'on devrait enseigner aux élèves ?

Le 3QPOC
  • Q pour Quoi
  • Q pour Qui
  • Q pour Quand
  • P pour Pourquoi
  • O pour Où
  • C pour Comment
Si l'on suit cette logique, nous pourrions tout d'abord nous demander quoi? qu'est-ce que l'activité? J'entends pas là se familiariser avec elle, la lire et la comprendre. Qui? qui se servira de cette tâche? Il faut vérifier que l'activité n'est pas trop facile ou trop difficile pour les élèves à qui l'on demande la réalisation. Quand? Est-ce approprié de le faire en ce moment? Sommes-nous rendus dans cette matière avec les élèves? Auront-ils le temps de réaliser la tâche demandée? Pourquoi ? Est-ce que cette activité a un but réel. Si nous la donnons en devoir, est-ce que cela fait réellement progresser l'élève ou est-ce que c'est un devoir pour l'occuper après les cours? ? Est-ce que c'est à faire en devoir, en projet à l'extérieur de l'école, au sein d'une équipe, avec une autre classe si des liens entre les matières sont possibles ... les possibilités sont nombreuses. Comment ? Comment l'enseignant peut adapter cette activité pour que la tâche demandée corresponde à son type d'enseignement? Comment l'enseignant peut changer l'activité pour qu'elle soit signifiante?

Je pense que cela pourrait aider plusieurs personnes qui ne savent pas par où commencer lorsqu'il faut analyser une SAÉ ou une activité (j'ai eu cette difficulté en classe: c'est bien beau trouver des points positifs ou négatifs, mais le faire dans un cadre d'analyse fixe est plus facile). Cela aurait été utile pour analyser notre activité en classe, qui portait sur les cartes géographies. Nous avons relevé quelques points positifs tel l'utilisation de plusieurs cartes et l'utilisation de cartes géographiques et politiques et quelques points négatifs, mais sans plus. Avoir eu l'idée d'analyser notre activité en classe avec le 3QPOC, je crois que ç'aurait été plus plaisant !


DID 4217 - Cours 3


Le 15 octobre dernier, nous avons discuté en classe de l'importance des habiletés de lecture en relation avec la connaissance de base que l'on a d'un sujet. Nous avons appris, un peu à mon étonnement, qu'il était plus facile de retenir l'information d'un texte si l'on est familier avec le sujet que si l'on a de bonnes stratégies, mais aucune connaissance du sujet. Nous avons aussi vu, dans une petite expérience maison, qu'il était important d'avoir toutes les informations à propos d'un texte pour bien en comprendre l'essence. En effet, nous avions devant nous un texte que nous supposions être à propos des stratégies de lectures, qui était en fait à propos de la corvée de lessive. Cela nous a bien démontré l'importance de contextualiser les informations pour les élèves, car cela maximisera leur compréhension de ce que nous leur proposerons. En fait, les stratégies de lectures sont très importantes, car elles contribuent à développer à notre but principal : faire de l'élève un apprenant qui sait utiliser les outils qui développeront sa pensée historique. 

La deuxième partie du cours a été consacrée à nous faire développer une liste de critères qui sont importants pour nous lors de l'évaluation d'une SAÉ. Cet exercice était intéressant pour nous, à mon avis, car nous devions faire la même chose pour un travail en cours de didactique des TIC, mais qui devait avoir une orientation technologique. Cette fois-ci, nous avions un regard plus global sur la SAÉ, ce qui a fait ressortir dans notre équipe les points suivants : 
-       finalité (but)
-       objectifs
-       lien avec le programme de formation
-       modèle d’intervention éducative
-       déconstructions/reconstruction (représentation)
-       mise en application du concept centre
-       mise en contexte/réinvestissement (comment l’utiliser aujourd’hui) 
-       3 phases (P/R/I)
-       Application concrète des activités
-       Modalité d’évaluation
-       Pertinence des documents utilisés
-       Durée
-       Points de vue multiples

Les critères que nous avions choisis concordent avec l’idée que l’on pourrait se faire des points importants du texte de Dalongeville et Hubert (2001). Cela s’est peut-être produit parce que nous avions lu le texte, mais à mon avis c’est plutôt à force de se faire présenter ad nauseam à l’université les termes «représentations» «conflit congitif» et «zone proximale de développement» que nous avons assimilé ces critères. En effet, nous avons remarqué une certaine homogénéité des critères à travers les présentations des autres équipes. Cela m’amène à me questionner sur l’importance d’avoir d’autres points de vue, comme nous avons mentionné dans nos critères, et l’application réelle de ces points de vue dans notre formation. J’arrive à penser que nous sommes «drillés», pardonnez-moi l’expression, à penser en situation-problèmes. De futurs disciples de Dalongeville n’explorant pas d’autres formes d’enseignement ou pédagogie ? J’ose espérer que non.