lundi 15 octobre 2012

DID 4217 - Cours 2



Bientôt la fin de l'université, et de ce fait, la réalité de devoir enseigner tous les jours avec un temps de préparation restreint et surtout une expérience limitée. Rares sont ceux qui obtiennent une tâche parfaite et qui n'ont qu'une seule planification à penser, créer, exécuter. La tentation de prendre des SAÉ et activités déjà toutes préparées sera grande. Mais est-ce une bonne idée?

Avant d'arriver aux élèves, la matière passe par trois niveaux différents de planification, soit la planification du programme du MELS, la planification intermédiaire des commissions scolaires, puis finalement la planification de l'enseignant. Il est donc tentant pour un enseignant, si disant que plusieurs paliers d'organisateurs sont passés sur les concepts, de prendre une SAÉ déjà produite et de l'appliquer en classe. Cependant, il est très important, voire primordial, que l'enseignant étudie et évalue cette planification qu'on lui présente.

Dans le triangle didactique, on peut voir que les trois éléments de l'enseignement sont liés. Avant d'utiliser donc une planification, on doit en étudier l'objet. Manque-t-il des éléments importants dans cette planification ? Est-il possible d'aller plus loin dans la matière ? Le ministère et les commissions scolaires sont maintenant passées maître dans «découpage de matière» ou plus sérieusement la transposition didactique. Ils divisent les concepts, en organisent les éléments, bref, incarnent la matière de plus en plus. Ces divisions et programmations sont faites pour que l'enseignant s'approprie la matière.

Dans le cours, nous avons eu l'occasion d'analyser une planification intermédiaire. Nous en sommes venus à la conclusion qu'il peut être pratique de se baser sur cette planification, car elle nous permet de planifier le long terme efficacement. Par contre, nous avons convenu qu'il serait préférable que l'enseignant mette sa couleur dans ce qu'il présentera aux élèves en classe. Il est important que l'enseignant s'implique dans la planification au jour le jour de sa classe. Sinon, nous deviendrions de simples automates, des techniciens au service de la progression des apprentissages et de la bureaucratie derrière la matière.
http://assets4.bigthink.com/system/idea_thumbnails/45634/original/robot%20teacher%20SS.jpg?1344522654

jeudi 4 octobre 2012

DID 4217 - Cours 1


On dit souvent que les premiers cours à l'université sont faits pour «être magasinés»: on assiste à plusieurs premiers cours, on élimine ceux dont la matière est inintéressante ou peu pertinente à notre parcours. Parfois, on attend avec impatience la pause pour pouvoir sortir de cette erreur mise à notre horaire sur un coup de tête. Ce matin, la pause est arrivée presque trop tôt à mon goût. Et ce n'est pas peu dire, car on doit se l'avouer, les enseignants sont souvent les pires élèves, toujours à vouloir aller plus vite, voir autre chose, deviner où l'on s'en va et se désintéresser...

Ce qui a le plus retenu mon attention aujourd'hui, c'est le triangle didactique. Notion abordée certes avec rapidité, mais qui a piqué ma curiosité. (Je pense que j'étais censée savoir ce que c'était, mais ce n'était pas le cas. Soit par manque d'attention dans les autres cours, soit par plan de cours modifiés par les chargés de cours.) J'espère que nous aurons l'occasion d'approfondir cette notion !

Aussi, nous avons abordé un concept qui semble avoir été compris différemment par les étudiants du groupe : les outils conceptuels pour un enseignant. Certains ont orienté leur réflexion sur les qualités qu'un enseignant doit posséder, d'autres, comme moi, ont plutôt compris outils au sens de ressources matérielles. Finalement, nous avons compris que l'outil par excellence pour un enseignant de l'univers social était un outil intellectuel : la méthode historique. Savoir interroger, mettre en contexte, décontextualiser, mettre en relation, confronter les idées: des habitudes qui feront de nous de bons maîtres.

Finalement, nous avons expérimenté une activité du typer «casse-tête». Nous avions des textes différents à lire que nous devions mettre en commun en équipe à l'aide d'un élève qui avait en sa possession une série de question à nous poser. Cette activité s'est avérée très frustrante pour moi: je n'ai pas aimé n'avoir aucune réponse à la fin. Il nous était impossible de trouver la réponse, car aucun des textes ne mentionnaient l'évènement historique sur lequel l'activité portait. Suite à une discussion en classe, j'ai mieux compris l'utilité de ce type d'activité, mais je crois tout de même qu'au secondaire, on ne peut laisser les élèves sans réponse pour un trop long moment. J'espère tout de même pouvoir exploiter ce type de travail dans un futur stage ou milieu de travail, mais en exploitant plus le côté enquête pour arriver à une résolution.